Étymologie
Lézardrieux doit son nom à la présence d’un château établi dès le haut Moyen Age sur les hauteurs dominant le Trieux.
C’est à l’emplacement de ce château primitif que succéda à l’époque féodale une motte castrale dont il subsiste le souvenir au nord-est de l’église, à travers le lieu-dit le Vieux Château et le parcellaire tant de l’ancien cadastre que du cadastre moderne.
Les seigneurs de ce château n’apparaissent dans la documentation qu’à partir du XIIIème siècle : Gaultier de Leshardre fit ainsi un don aux moines de Léhon en 1225, tandis qu’Alain de Leshardre fut évêque de Tréguier de 1262 à 1275.
Autrefois simple trève (mentionnée en 1484) de Pleumeur-Gautier, Lézardrieux dépendait du diocèse de Tréguier, de la subdélégation de Pontrieux et du ressort de Lannion.
La première municipalité de Lézardrieux est élue en 1790. Jusqu’en 1793, la commune de Lézardrieux est un prieuré-cure de l’abbaye Saint-Georges de Rennes (Ille-et-Vilaine).
C’est grâce à l’importance de ses justices seigneuriales que le district de Pontrieux désigna Lézardrieux comme chef lieu de canton.
Les communes de Pleumeur et de Pleubian, se trouvant lésées par cette nomination demandèrent au district et au Département de ne pas admettre Lézardrieux dans cette fonction. C’est alors que le district avec la complicité de Lézardrieux demanda à la ‘frairie’ de Kermouster de bien vouloir se joindre à la commune de Lézardrieux. Cette dernière accepta avec une certaine fierté, et Lézardrieux resta chef lieu de canton.
Jusqu’en 1793, la commune est un prieuré-cure de l’abbaye Saint-Georges de Rennes (Ille-et-Vilaine). Elle prend une certaine importance en 1815 grâce à la construction de son port. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Lézardrieux est le site de nombreux faits de résistance.
Une série de cartes postales anciennes montées en vidéo:
Noblesse Lézardrivienne
La famille Lézardrieux, seigneurs dudit lieu, s’est fondue dans Acigné-Grandbois et a donné un évêque à Tréguier en 1262. Cet évêque se nommait Alain de Lézardrieux. La seigneurie de Lézardré (aujourd’hui Lézardrieux) possédait jadis un droit de haute justice, distincte de celle de Botloy à laquelle elle a été unie très tôt. C’est au bourg de Lézardrieux que se trouvaient la prison et l’auditoire de la juridiction de Botloy-Lézardré. La seigneurie de Coatguennou est une mouvance de Botloy-Lézardré. Propriété successive des familles Tournemine, Arrel, Acigné, Richelieu, Le Prestre de Châteaugiron.
Le manoir de Kermenec'h
En 1346, Geoffroy Tournemine capitaine de Guingamp, battit les anglais qui venaient de piller Lannion.
L’année suivante, un combat meutrier, la bataille de la Roche Derrien (1347) se termine au profit des anglais au lieu-dit Kerseaux en Pleudaniel par la mort du Chevalier Geoffroy qui va payer sa défaite par la destruction de ses deux châteaux: Botloy et Lézardré.
En 1378, Jeanne de Navarre, Duchesse de Bretagne, accorde réparations à Pierre Tournemine frère du précedent pour « les pertes faites par ses feus péres et fréres en la démolition de leurs châteux de Botloy et Lézardré ». C’est à cette époque 1380 que fut construit le manoir de Kermenec’h qui en somme succéda au château de Lézardré.
Le château de Kermarquer
Le château de Kermarquer, démoli en 1839, a appartenu, au XIVème siècle, à Olivier Arrel (un des trente champions du « combat des Trente » en 1351).